Rentrer dans le cimetière c’est rentrer dans une zone de contact, de lisières, un espace obscur où les frontières, les limites, les définitions deviennent floues. C’est un lieu de transformation. Une transformation qui se fait par le milieu, dans le lien et en relation avec les disparues.
L’Occident est malade de ses fantômes, dit Romain Noël. Aller dans le monde des mortes, c’est regarder le monde des vivantes comme une image en négatif, et révéler ses normes, ses organisations, ses lois, ses fictions. Entre le cabaret spectral, la cérémonie fragile ou une ode aux amitiés et amours déviantes, ce que nous découvrons c’est la force active des vies ayant lutté et qui ne cessent de traverser les corps présents. « Quand on s’occupe des mortes on s’occupe de tout. Et on se fout de tout quand on se fout des mortes. » Léa Rivière
Les costumes s'inspirent de la noslatgia des années 70 et 80 dans une pièce qui en évoque les fantômes. Pensées comme un canevas vierges pour l'incarnation de différents personnages, la base du costume reprend les couleurs de la terre tout en leur donnant un ancrage sur scène à l'aide de lignes rouges, comme un fil rouge reliant les différentes étapes de la pièce entre elles.

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